Message aux conspirationnistes (3) : le chaotique Moyen-Orient

bush_bombeVoici la troisième  partie de mon “message aux conspirationnistes”, je vous rappelle la thèse que je développe ici et: le coup de la conspiration mondiale, ça a beaucoup de succès sur internet mais c’est peu probable. Premièrement une organisation occulte de très grande échelle, c’est un concept qui est en lui-même contradictoire. Deuxièmement, l’équipe Bush qui serait censé être le nœud de maîtres à penser ayant conçu le plan pour un “nouvel ordre mondial”, est en fait une équipe de débiles profonds.

Lorsque l’on considère le cas de  l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan, la stupidité de l’administration Bush apparaît au grand jour. L’invasion de ces pays a débouché sur une situation aussi contreproductive que catastrophique. Devant ce constat, le seul argument qui reste aux conspirationnistes est le suivant : “ils ont fait exprès, le but est de semer le désordre dans cette région du monde”. Cela me semble léger, je préfère vraiment mon scénario “désordre et incompétence, main dans la main”.

A la base, la stratégie américaine était la suivante : établir la démocratie au Moyen-Orient. Rien de moins. Pour cela il fallait faire tomber le régime le plus problématique : l’Iran. On peut imaginer le rôle qu’a eu le lobby israélien dans l’élaboration et le choix de cette politique… Encore une fois il apparaît que la ligne de conduite diplomatique de l’équipe Bush n’est pas que le résultat des délibérations de quelques conseillers agissant en coulisse. Les troupes américaines ne sont pas aller trucider de l’Irakien et de l’Afghan pour une seule raison. Je vois plutôt une addition ressemblant à peu près à ceci :

Débilité (Bush, une partie de ses conseillers)
+ Cupidité (le vice-président Dick Cheney et ses amis)
+ Habilité teintée d’insanité (ça c’est Israël, son idéologie et ses relations avec Washington)
= Guerre et chaos au Moyen-Orient.

Vous comprenez qu’une conspiration aurait bien du mal à rassembler tous ces acteurs au sein d’une même structure… Leurs intérêts diffèrent et sont parfois contradictoires : les débiles qui rêvent de la perpétuation d’une Amérique hégémonique ne peuvent désirer la même chose que les israéliens qui rêvent d’un Etat juif tout “pur” et tout puissant.

La stratégie des débiles

Le premier mobile qui est aussi celui qui a été utilisé pour la propagande officielle , c’est “démocratiser le Moyen-Orient”. Contrairement à ce que l’on pourrait croire cet argument a eu son importance pour mobiliser aussi bien l’homme de la rue que l’intellectuel fréquentant des think tank néo-conservateurs. La force de cet argument pour la guerre, c’est d’avoir dépassé les clivages que sont les différents QI. Le débile de base s’est retrouvé  à partager le point de vue d’une certaine tranche d’intellectuels, proche de l’équipe au pouvoir :  cette histoire de “libérer” le Moyen-Orient, ce n’était pas que pour motiver le bidasse et sa famille  ! Les élites y croyaient… Encore une fois je renvoie aux thèses de Huntigton qui dictent encore la politique d’Obama qui parle de l’Islam comme d’une civilisation monolithique.

Il n’y a pourtant pas “un seul Islam” pas plus qu’il y a “une civilisation latino-américaine” ou “protestante et catholique”… Il y a une multiplicité de cultures et de sous-cultures qui ne peuvent pas s’adapter aux volontés de théoriciens américains, toujours désireux de dessiner des mappemondes en n’utilisant que quatre ou cinq crayons de couleur. Encore une fois croyez-vous vraiment qu’un indonésien puisse être rangé dans le même tiroir qu’un marocain ? Il y a sûrement plus de différences entre un indonésien et un marocain qu’entre un marocain et un français…

Néanmoins les américains voient le monde au travers de ce prisme simplificateur. Ceci a donc mené des théoriciens à voir le 11 septembre comme la résultante du choc des civilisations. La solution était alors d’ébranler l’Islam en son cœur, en démocratisant le Moyen-Orient. La stratégie choisie fut dès lors : encercler l’Iran en faisant tomber l’Afghanistan et l’Irak.

fr-moyen-orient

Si les experts de la Maison Blanche avaient daigné relever le nez de leur bouquin d’Huntington, ils auraient pu éviter une sacrée débâcle. J’en suis même à me demander si il y a déjà eu un précédent historique pour ce type d’erreur stratégique, ayant débouché sur au moins 700 000 morts inutiles.

Les américains ont raisonné avec leur vision du monde faite de gros blocs monolithiques. Une simple visite sur l’article Islam de Wikipédia leur aurait pourtant permis de réaliser qu’il y a différentes sortes de musulmans !  Il y a notamment les Chiites et les Sunnites : ceux-ci ont tendance à s’opposer. L’Afghanistan est à 80 % sunnite et le régime des talibans était hostile aux iraniens qui sont des chiites. Le régime taliban était un ennemi de l’Iran. En Irak le régime séculier de Sadam Hussein était aussi hostile à l’Iran : le dictateur tenait son pays et malgré le fait qu’il soit à majorité chiite, il n’y avait aucune amitié irako-iranienne…

Les américains auraient d’ailleurs dû se souvenir qu’ils avaient entretenu l’animosité entre les deux pays lors de la guerre Iran-Irak dans les années 80 ( 8 ans de conflit, entre 500 000 et 1,2 millions de victimes). L’administration Reagan a en effet trempé dans ce que l’on appelle l’Irangate : tout en fournissant plus ou moins directement des armes aux irakiens, les États-unis vendaient en sous-main des armes aux iraniens pour financer des opérations au Nicaragua… Vendre simultanément des armes à deux pays en guerre, le tout pour foutre le bordel dans un pays tiers : on a du mal à concevoir quelque chose de plus immoral mais bon… Tout ça pour dire qu’il aurait été assez simple de réaliser qu’en mettant par terre les régimes irakien et taliban, il y avait un risque de renforcer la position de l’Iran dans la région !

Ces abrutis n’ont pas fait le lien : l’Iran est donc aujourd’hui la clé de la stabilité dans l’Irak “libérée”, à majorité chiite. L’Afghanistan est dans une configuration similaire : ce pays n’est plus une entité contenant l’influence iranienne. Au contraire : les iraniens ont le champ libre et le bordel afghan déborde au Pakistan qui était jusqu’alors un pays partenaire des US.

On se retrouve donc avec un double danger nucléaire : il est intéressant de rappeler que  le grand mobile pour aller “répandre la démocratie”, c’était la prolifération d’armes de destruction massive.

Aujourd’hui l’Iran va avoir la bombe, on ne peut rien y faire. Quant à l’arme nucléaire pakistanaise, elle risque à tout moment de tomber dans les mains des extrémistes : ce pays est “out of control”. Les islamistes ont le contrôle d’une bonne partie du pays , pour ceci ils profitent du désordre afghan qui facilite l’établissement de bases arrières. L’ironie de toute cette histoire veut que l’arme atomique pakistanaise soit la résultante d’une politique permissive et d’une aide de Washington. C’est en effet les américains qui ont rendu possible l’armement atomique du Pakistan. Les États Unis avaient besoin de pouvoir disposer du territoire pakistanais pour pouvoir aider les talibans à accéder au pouvoir. La contrepartie fut la possibilité pour le Pakistan de pouvoir accéder à l’arme nucléaire.

En résumé : renforcement de l’Iran, chaos en Irak et en Afghanistan, situation très très périlleuse au Pakistan. Comment imaginer un schéma plus contreproductif ?

Ce post est déjà trop long mais vous comprenez bien : comment croire à une conspiration devant une incompétence si criante ?

Du coup je finirai plus tard : souvenez-vous, après le paramètre débilité, il y a les paramètres cupidité et habileté.

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8 Réponses vers “Message aux conspirationnistes (3) : le chaotique Moyen-Orient”


  1. 1 BA juin 13, 2009 à 7:21

    Combien de millions de barils de pétrole consomme l’Allemagne en 1 jour ?

    L’Allemagne consomme : 2,39 millions de barils de pétrole par jour.

    La Russie consomme : 2,70 millions de barils de pétrole par jour.

    L’Inde consomme : 2,75 millions de barils de pétrole par jour.

    Le Japon consomme : 5,05 millions de barils de pétrole par jour.

    La Chine consomme : 7,86 millions de barils de pétrole par jour.

    Les Etats-Unis consomment : 20,7 millions de barils de pétrole par jour.

    En clair, les Etats-Unis consomment autant que l’Allemagne, la Russie, l’Inde, le Japon et la Chine réunis !

    Conclusion : la politique étrangère des Etats-Unis est calquée sur le pétrole et sur les pipelines. Que ce soit Obama ou George W. Bush, la politique étrangère des Etats-Unis restera la même : annexer ou contrôler le pétrole et les pipelines.

    1- Pour comprendre l’importance de contrôler la Géorgie, regarde sur la carte le trajet de l’oléoduc Bakou – Soupsa, le trajet de l’oléoduc BTC, le trajet du gazoduc BTE.

    2- Pour comprendre l’importance de contrôler l’Afghanistan, regarde sur la carte le trajet du futur ( ? ) gazoduc TAPI.

    3- Pour comprendre l’importance de contrôler l’Irak, cherche le nombre de millions de litres d’hydrocarbures présents dans le sous-sol irakien.

    4- Voici la carte qui explique tout :

    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/IMG/jpg/artoff14891.jpg

  2. 2 Walter Bunker juin 13, 2009 à 7:45

    Oui absolument, mais le truc c’est qu’ils ne contrôlent aucun de ces pays ! Pour l’instant toutes les opérations au Moyen-Orient n’ont rien eu de rentable pour le peuple américain.

    Je persiste donc : ce sont des incapables.

  3. 3 BA juin 13, 2009 à 8:15

    Mais est-ce que les Etats-Unis n’ont quand même pas réussi à placer à la tête de ces pays des marionnettes qu’ils contrôlent ?

    En Géorgie, les Etats-Unis contrôlent leur marionnette Saakachvili.

    En Afghanistan, les Etats-Unis contrôlent leur marionnette Hamid Karzai.

    En Irak, les Etats-Unis contrôlent leur marionnette Talabani.

  4. 4 Walter Bunker juin 13, 2009 à 9:28

    Oui, mais le problème c’est que leur marionnette ne contrôle elle-même rien du tout…

    Saakachvili est tout juste à bon à venir faire le guignol sur les TV françaises, en dehors de cela…ce type est détesté dans son pays. C’est un mythomane fini qui n’est écouté que par les journalistes français… Il n’y a qu’à voir les manifestations qu’il y a eu dernièrement.

    Karzai ne contrôle rien de rien…c’est tout juste si il tient sa capitale (le pays est découpé en zones contrôlées soit par les talibans, soit par quelques “seigneurs” locaux).

    Et en Irak…ils sont périodiquement obligé de suspendre l’exploitation pétrolière dans différentes zones, encore hier un député s’est fait assassiner…ce dans un quartier “très sûr”..;

    Bref dans ces trois pays, c’est la foire totale : donc marionnettes : oui, contrôle de la zone : non !

  5. 5 BA juin 14, 2009 à 5:35

    D’accord.

  6. 6 bernard juin 14, 2009 à 10:58

    S’agissant de l’Irak, peut-on parler de stupidité ?
    Bien que les États-Unis aient songé depuis des années à une manière de rétablir leur influence en Irak, le passage à l’euro de Saddam, le 6 novembre 2000, devait rendre la guerre inévitable. Le dollar s’enfonçait et en juillet 2002 la situation devenait tellement critique, que le Fonds Monétaire International avertissait, que le dollar risquait de s’effondrer. Quelques jours plus tard, a Downing Street, les plans d’attaque étaient discutés. Le mois d’après vice-président Cheney proclamait, qu’il était certain maintenant, que l’Irak disposait d’armes de destruction massive. Utilisant ce prétexte les États-Unis envahissait l’Irak le 19 mars 2003. Le 5 juin 2003 ils rétablissait les ventes de pétrole irakien en dollars.
    Le problème se pose à l’identique avec l’Iran. L’iran paye en Euro.

  7. 7 Walter Bunker juin 14, 2009 à 11:40

    c’est une question intéressante, mais je vous invite néanmoins à jeter un œil à l’évolution de la production annuelle de pétrole en Irak.

    Ceci illustre ce que je disais à BA, les américains ne rentabilisent en aucun cas une guerre qui leur a déjà couté plusieurs centaines de milliards de dollars :

    http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/IRQ/fr/RS.PET.PROD.PP.BD.html

    En 2009 c’est à dire au bout de cinq ans de conflit on commence à ré-atteindre les niveaux de production d’avant l’invasion.

    http://www.upi.com/Energy_Resources/2009/06/11/Iraqi-oil-exports-reach-2003-levels/UPI-32881244746448/

    J’ajoute qu’il y a des problèmes de sécurité pour l’exploitation…problèmes au Kurdistan notamment.

    En admettant qu’ils aient pompés 10 millions de barils depuis 2003 (ce qui est très très optimiste et généreux)

    à 100 dollars le baril (ce qui est très très surestimé)

    on arriverait à :

    10 millions * 100 = 1000 milliards de dollars.

    Pour comparaison Stiglitz estime que la guerre en Irak va couter autour de 3000 milliards de dollars…

    http://archives.lesechos.fr/archives/2008/lesechos.fr/03/11/300248711.htm

    Tout cela ce n’est pas pour être précis, c’est pour donner un ordre d’idée : non la guerre en Irak n’aura pas été rentable pour les américains, pas du tout. Et ce n’est pas la production Irakienne de pétrole quasi nulle de 2003 qui aura soutenu le dollar. Le gain pourrait se faire si ils contrôlent le pays à long terme…mais ce n’est pas, ce ne sera pas le cas.

    En Iran ils font mieux que prendre les Euros, ils ont surtout liquidé tous les dollars de réserve en rachetant de l’or. Ils seront gagnants à moyen terme…

  8. 8 Baalbaj août 3, 2009 à 7:32

    Je pense que le sommet d’un état peut être infiltré par un groupe de conspirateurs limité en nombre et très uni. Par exemple: des dirigeants politiques américains importants issus des compagnies pétrolières (+ quelques militaires et agents fédéraux bien placés) pourraient avoir fomenté un complot comme celui du 11/09.
    Il n’aurait pas été forcement question d’organiser un attentat mais seulement d’en être informé, d’en saisir l’occasion, de laisser passer et puis d’exploiter cyniquement les conséquences.
    Effectivement de nombreux intérêts pouvaient ensuite converger pour que le choc provoqué par une telle catastrophe soit récupérable socialement ainsi que ses conséquences politiques sécuritaires, diplomatiques et militaires. Il ne faut donc pas imaginer qu’une structure complexe et ingérable soit nécessaire pour lancer l’affaire, il suffit d’un plan bien concocté afin de faire plusieurs coups en ricochet avec la même pierre.
    Certes, les effets d’hypothétiques manipulations de ce genre ne sont que partiellement contrôlables sur le plan de la politique nationale et internationale mais ce n’est pas obligatoirement le cas sur le plan géostratégique et affairiste comme le suggèrent certains correspondants sur ce blog.
    L’erreur compréhensible du public, indépendamment des divagations que vous signalez, me semble d’essayer de reprendre techniquement dans l’abstrait un dossier dont certaines pièces essentielles ne sont pas accessibles, secret d’état ou pas .
    Malgré tout, quelque soit la position qu’on adopte face au 11/09, on garde un sentiment de manque de transparence, d’insuffisance des « rapports » officiels sur fond de « fin de l’Histoire » qui signe un état de dévoiement inquiétant du commandement politique. Ce bilan est confirmé par la crise financière que l’on peut voir comme une « conjuration de l’ incompétence face aux risques du marché» entre les cinq banques qui forment la poutre porteuse du système des produits dérivés avec, en parallèle, une démagogie phénoménale du gouvernement US en matière de prêts aux ménages peu solvables et un trop grand «silence » de la FED et des divers organes de contrôle étatique.

    Il ne faudrait pas confondre des systèmes complexes par nature avec le brouillage de cartes compliqué auquel se livrent ceux qui profitent de l’économie financière et spéculative et qui savent au départ, qu’en cas de crash, l’ardoise sera présentée à l’ensemble de la collectivité économique mondiale.

    La « culture globale de la consommation » – qui tend à se substituer au principe de filiation: les valeurs historiques (parfois contestables, souvent belliqueuses) héritées de l’histoire dans les pays dits civilisés- pose le «citoyen globalisé modèle » en position de spectateur passif d’une déréglementation nationale galopante induite par un management réglementaire international. On nous donne l’impression que le désordre que nous ressentons, l’injustice sociale montante sont le prix à payer pour un mouvement de paix universel artificiellement associé à l’équation simpliste: démocratie=libre-échange.

    Au fond, les pouvoirs dominants et médiatisés ne demandent même plus vraiment qu’on leur face confiance sur le plan moral mais qu’on se contente de faire semblant et de rester tranquille. Ceci explique le malaise institutionnel que nous vivons et qui aboutit à un certain refus de penser. Ce dernier s’exprime dans les populations par une soumission de surface composée d’illusions, d’indifférence, de frustration, de lassitude et souvent de pas mal d’égoïsme. Toutes les béquilles du divertissement vont dans ce sens, sans parler des drogues récréatives et médicamenteuses. Nous sommes tous pris dans de multiples réseaux de dépendance plus ou moins justifiées. Les coût matériels au quotidien –par exemple ceux du progrès technique dont médical ainsi que de tout produit ou service indispensable- sont devenus une donnée quasi « naturelle », croissante et incompressible. Tout questionnement radical sur la liberté de choisir (donc de rejeter) semble avoir subtilement été évacué des mœurs ordinaires. Dans bien des cas l’accès au recours concret et efficace en droit qui rendrait possible et légal l’exercice de cette liberté se ferme au fil du temps. Nous sommes poussés de plus en plus vers quelques grandes enseignes incontournables et souveraines comme au niveau de la grandes distribution alimentaire et nous sommes souvent victimes de standards administratifs inadaptés et rigides comme lorsque nous sommes confrontés au service public.

    La famille, structure de base des anciennes nations, est de plus en plus déstabilisée économiquement par la diminution de la valeur rémunératrice du travail qui se fait rare et perd en qualité au profit des valeurs hypertrophiées d’un capital tout puissant et sans visage secoué par des affres chroniques. On subit des crises ( bulles) des faillites, le chômage ainsi que des troubles psycho-sociaux qui culminent dans la tentation de se révolter sous une forme ou une autre, la plupart du temps de manière stérile, incohérente, négative et parfois autodestructrice.
    En ce sens, la réflexion critique que vous proposez sur le thème du complot ne reprend pas les fantasmes habituels de ceux qui cherchent à fuir le réel pour l’imaginaire mais se situe dans la perspective d’une analyse salutaire des mécanismes pervers et souterrains qui parasitent nos sociétés et conduisent inéluctablement à de graves perturbations.


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