Youpi youpi, la crise est finie !

youpiJe suis un abruti, je pensais ce post inachevé, mais en fait il est fini depuis une semaine…voilà ce que c’est de rédiger avec une gueule de bois, on se méfie trop de sa production alors que tout va bien !

Un petit post axé éco en mode grosso modo… J’aurais pu continuer à broder sur Mitterrand, mais faut savoir passer à autre chose… Tiens, d’ailleurs Frédéric était à Dijon la semaine dernière ; mais il est déjà reparti…en jet. 1H45 en TGV depuis Paris, c’est trop long pour du temps de ministre. Au grand théâtre, où il faisait son discours, les employés désirant travailler lors de sa prestation (un vague discours sur dieu sait quoi) devaient montrer « patte blanche » : en français actuel cela signifie envoyer son nom aux RG, qu’ils vérifient si la personne n’est pas un causeur de trouble potentiel. Tout le monde trié sur le volet…pas question de risquer le moindre happening inopportun. Comme quand sarko va s’acheter des meubles et qu’on boucle un quartier de Paris… L’auteur du Blog du globe aurait-il pu assister ou travailler lors de la présence de Frédo ? C’est une question que je me pose vu mon dernier article un peu injurieux sur les bords…

Mais bref, revenons aux choses sérieuses : la crise est finie, c’est acquis. Il ne reste plus personne pour contredire cette vérité banale. Les USA, phare du monde, pionniers éternels, ont démontré qu’ils sont et seront encore longtemps les leaders de l’humanité en terme de dynamique économique, financière, physique, biologique, droit de l’hommiste etc. 11 des 13 Nobel 2009 sont américains : ceux qui doutaient sont à présent rassurés. Le drapeau étoilé peut flotter sereinement sur toutes les bases militaires du globe. Obama n’a plus rien à prouver. Les universités américaines sont les plus performantes. Les banquiers américains sont les plus inventifs, les plus débrouillards. Les soldats américains sont les plus braves, les mieux équipés, les mieux commandés. Les opérations de libération et de maintien de la paix sont parfois sanglantes, mais l’intention l’emporte : idéalisme hégélien, les américains n’ont qu’à penser à quelque chose pour que cela soit. Ainsi en fut-il de la justice et de la paix.

Si il y eut quelques ratés, ce n’est que pour mieux respecter la loi…ainsi en fut il avec Guantanamo : que ferait-on des prisonniers si l’on fermait ce centre de torture ? Il serait illégal de renvoyer ces détenus illégaux chez eux… Ce pourrait même être dangereux pour eux. Une détention à perpétuité est encore l’option la plus raisonnable, la plus humaniste… On ne peut en effet pas juger ces individus tombés de nulle part, pas plus qu’on ne peut les relâcher sur le sol américain. Bref, Obama a fait au mieux, il a même repoussé les limites de la bonté. Si rien ne semble confirmer que ce soit le cas, on ne peut pas douter que les nobélisateurs devaient être au courant de certaines choses que l’on ne sait pas : le président américain doit être si vertueux qu’il cache certaines de ces actions aux médias afin de ne pas se faire briller par vanité. C’est un saint. Dieu le bénisse, lui et son pays. Obama je t’aime, toi, ta famille et ton chien. Et ton pays aussi. Ainsi que la population que tu guides sur le chemin de l’amour du prochain. Dieu te bénisse encore. Merci.

L’économie américaine est donc florissante… Mis à part les commentaires souvent sceptiques de BA, tout indique que l’on est en plein boom. On se rabiboche avec notre sainte croissance bien aimée. Le monde repart sur le chemin de la richesse. Fini le trimardage erratique et réccessionnel. A ceux qui ne sont pas convaincus : ouvrez vos journaux nom de dieu ! C’est étalé partout : c’est fini tout va bien pour les banques. Si la populace ne ressent pas encore pleinement tous les bienfaits de la reprise, c’est surement par ce qu’elle est trop lente à réagir à la bonne nouvelle. La résurrection des banques est comme celle de notre Jésus vénéré : incomprise elle entraîne un sentiment d’indifférence pour ceux qui n’y croient pas, et de panique pour ceux qui y croient mais qui ne sont pas « initiés » à la mirifique mécanique de l’économie, matrice du bien-être de l’homme. Notre Marie-Madeleine, c’est Geithner : sûrement un peu affolé dans un premier temps, il doit se résoudre à constater la vérité… Dieu ( ou Bernanke et ses séraphins new-yorkais) a remis le contact. Le moteur est un diesel, il faut le temps qu’il chauffe. Mais c’est bien reparti. Innovation du mécano ultime : la démultiplication des dollars mise à disposition du quidam. Le démiurge de la FED a géré cette affaire au top !

Les USA renouent donc avec ce modèle de croissance qui fit leur succès sur ces vingt dernières années.

fredgraph

On le voit, la dangereuse tendance à épargner qu’ont eu les ménages américains s’estompe. Si tout va bien ils repasseront bientôt en épargne négative. Cela permettra de relancer le formidable marché de la dette. En attendant que la populace comprenne qu’il faut recommencer à surconsommer, l’État reprend le flambeau ; il veille à ce que l’industrie de base qu’est l’emprunt ne s’enraye pas plus longtemps.

fredgraph

Édifiant non ? Tout est là…

Oh…bien-sûr il y a ces sceptiques qui parlent de « sur-endettement » : mais ont-ils vraiment compris le fonctionnement du système ?

Ce terme de “sur-endettement” a pourtant assurément deux sens différents, selon qu’il s’agisse d’un ménage ou d’un État ! Ont-ils à l’esprit que pour un pays, la dette c’est de l’argent multiplié, de la richesse. C’est du bonheur pour société à l’état brut. Les dirigeants sont heureusement plus éclairés que ceux qu’ils dirigent… Prenons les japonais par exemple : si le parti qui vient de prendre le pouvoir a dragué son électorat en s’excitant un peu sur le rôle du dollar (cf mon billet), force est de constater qu’une fois aux affaires ils renouent avec l’esprit « je prendrai tes dollars de merde et tu prendras mes exportations, on a fonctionné comme ça hier, ce sera comme ça demain, flemme de réfléchir ».

Donc bon : les USA sont les leaders, pas de challengers, le monde est reparti blablabla. C’est comme ça que ça marche et pis c’est tout. Dire le contraire, c’est de l’anti-américanisme primaire.

Est-ce exagéré de dire tout cela ?

Tout va bien. Sérieux ? Vraiment ? Pour de vrai, qu’en est-il ? Mi-oui, mi-non…non ? Tout cela est à mon avis une question d’échelle temps, à l’heure où Google actu et Reuters vous pondent des news toutes les trente secondes, il semble que les commentateurs aient du mal à se projeter dans l’avenir, qui au-delà de 8 jours devient très lointain. Outre l’ironie du début de ce post, je ne renie  donc aucune de mes méchancetés sur le système économique et ses acteurs. J’en suis le premier désolé mais rien de ce que j’ai pu écrire au cours des derniers mois n’a perdu de sa validité. La situation est moisie de façon intrinsèque : outre quelques effets de communication, je ne vois pas le mieux ; les consommateurs ne sont pas au rendez-vous, il ne peuvent qu’emprunter pour consommer. Si cela peut marcher un temps, sur le long terme, un système pareil défie l’entendement (et je ne dis pas ça par haine du monde, je l’embrasse et le baise, peu importe son haleine).

Les chiffres qui repassent au vert (mais qui souvent ne sont que « moins » rouges), ne signifient pas qu’il faille remercier tel ou tel dieu d’avoir exaucé nos prières. Une crise c’est une chute libre des cours…mais souvenez-vous : ce n’est pas linéaire. Il y a des variations, des sursauts de reprises suivies de rechutes etc. En avril dernier j’appelais à regarder vers la crise de 29 : pas pour prévoir l’avenir, juste « remettre en perspective ».  Le monde n’est plus pareil, nous serions censé avoir mieux géré cette crise etc. Mais bon…peut-on crier victoire parce que des indicateurs se retournent d’une semaine ou d’un mois sur l’autre ? Il faut attendre quelques années en vérité…

On se glorifie de ce puissant rebond, mais est-ce vraiment acquis, cette histoire d’erreurs de 29 que l’on aurait pas reproduites ? Peut-on vraiment dire que l’on a su éviter le piège de la tentation protectionniste  par exemple ? Un dollar, une livre qu’on laisse couler à vau-l’eau…si ce n’est pas du protectionnisme, c’est quoi ? Les conséquences sont devant nous… Allez demander aux allemands ce qu’ils pensent de tout ça…oh…ils sont ravis en apparence, leur taux de chômage serait même en train de s’améliorer. Saviez-vous néanmoins que c’est parce que la plupart des usines n’ont pas licencié, mais tournent avec quelques effectifs réduits, en laissant le reste des employés au chômage technique ? L’État allemand subventionne généreusement ce système qui permet de n’utiliser que 3 ouvriers sur 10: mais que se passera t-il lorsque les trésoreries des entreprises  et de l’État auront fondu ? Je ne critique pas l’idée, au contraire, mais qu’y a t-il ensuite ? Après la fin des plans de relance automobile qui maintiennent une demande artificielle elle aussi étatique, que se passera-t-il ? Car si l’économie repart bien, rappelons qu’elle redémarre sur le modèle qui a failli lui couter la vie…

Donc encore une fois…plus que jamais : méfiance, ne pas se replier sur soi mais rester vigilant. Socialement, il sera intéressant de voir ce que ça va donner : sans être alarmiste on peut remarquer qu’une radicalisation des discours s’opère dans toute l’Europe. Chacun se replie doucement sur soi, les sociétés sont plus que jamais à la recherche de coupables en tous genres… Dans les années qui viennent, la vie politique sera peut-être un meilleur indicateur que les statistiques économiques (j’ai déjà développé sur ce sujet…).

Bref, j’avais hâte de voir ce que nous réserverait cet automne…nous y voici…j’attends…je contemple cette “drôle de reprise”, suite d’une “drôle de crise”…comme pour la “drôle de guerre” on a envie mais pas trop envie de prendre les moyens…alors on attend de se faire défoncer, ou bien on se prépare à collaborer avec l’ennemi ? Puisque personne ne semble vouloir le combattre, ma foi…

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33 Réponses vers “Youpi youpi, la crise est finie !”


  1. 1 Joe novembre 2, 2009 à 10:32

    On dirait que l’alcool vous réussit !

    Pour compléter votre analyse, l’entrée en récession ayant eu lieu l’année dernière, il n’est pas étonnant de voir une croissance ce trimestre (comparé au même trimestre l’année dernière).

    Toutefois, on peut penser que la crise sera véritablement finie quand on aura retrouvé le niveau d’avant-crise, ce qui n’est pas du tout le cas pour l’instant.

  2. 2 BA novembre 2, 2009 à 10:53

    Pourquoi il y a eu une ” ” ” reprise ” ” ” au 3ème trimestre ?

    Réponse : parce que les Etats distribuent des primes aux consommateurs pour que les consommateurs achètent des voitures, des logements, des fournitures scolaires, du mazout, etc, etc.

    Est-ce que ça va durer ?

    Réponse : ça durera tant que les Etats distribueront des primes aux consommateurs.

    Par exemple ?

    Réponse : quand l’Etat arrête de distribuer des primes pour les achats de voitures, le marché automobile s’effondre brutalement.

    De même, quand l’Etat américain arrêtera de distribuer une prime de 8000 dollars en réduction d’impôt, le marché du logement pour les primo-accédants s’effondrera (les 8000 dollars ne seront plus distribués en novembre : préparons-nous d’ores et déjà à l’effondrement).

    Quand les consommateurs américains recommenceront à consommer ?

    Réponse : je ne sais pas. Je constate ceci :

    1- Le revenu disponible réel des ménages américains a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée.

    2- Les dépenses de consommation des Américains ont diminué de 0,5 % en septembre.

    3- « USA : malgré la reprise, l’économie reste encore très dépendante de l’Etat. Les chiffres publiés vendredi 30 octobre par le Département au Commerce montrent que le revenu disponible réel des ménages a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée, et que les Américains préfèrent épargner plutôt que dépenser, accréditant le pronostic des analystes selon lequel la consommation, qui a apporté 2,36 points de croissance au troisième trimestre, risque de replonger sur la fin de l’année. » (Source : france-info.com )

  3. 3 BA novembre 2, 2009 à 10:56

    Aux Etats-Unis, est-ce que les ménages empruntent ?

    Est-ce que les ménages américains sont encore capables d’emprunter ?

    Ou alors est-ce que les ménages américains sont trop fauchés et surendettés pour emprunter ?

    Réponse :

    Variation annuelle de l’encours : crédits revolving :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-REV.html

  4. 4 BA novembre 2, 2009 à 10:56

    Variation annuelle de l’encours : crédits non revolving :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-NREV.html

  5. 5 BA novembre 2, 2009 à 10:57

    Variation annuelle de l’encours : total des crédits :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-TOTAL.html

  6. 6 Walter Bunker novembre 2, 2009 à 6:38

    Pas mal ce site “crise du siècle” !

    J’ai un ami qui s’achète une voiture au Luxembourg : pour une petite BMW premier prix (série 1 je crois), il se ramasse plus de 5500 euros de primes… Il n’est pas dépensier et n’a jamais acheté voiture neuve, seulement en ce moment, une voiture neuve est moins chère qu’une occasion de seconde main avec une caisse vieille de 12 à 18 mois…

    A part ça : oui oui, le marché auto va bien ! Je me demande pourquoi on y avait pas pensé avant…cette manière de soutenir l’industrie, c’est sacrément ingénieux ! On pourrait relancer les filatures dans le nord avec un modèle pareil ! Pourquoi donc ne le fait-on pas ?

  7. 7 Icon novembre 2, 2009 à 7:04

    Allez, un autre lien pour vous gonfler le moral:
    http://jovanovic.com/blog.htm
    C’est la revue de presse de l’apocalypse, tout un programme,
    BA en devient un petit joueur face à l’auteur!
    Sinon, pour Joe, vous avez ça:
    http://tf1.lci.fr/

    ;-)

  8. 8 BA novembre 2, 2009 à 10:08

    L’Etat ne peut pas multiplier les distributions de primes à tous les consommateurs français et à tous les secteurs industriels français car il ne contrôle plus la planche à billets !

    Donc, l’Etat ne peut que distribuer des primes qu’à quelques consommateurs et à quelques secteurs industriels :

    - prime de rentrée scolaire (pour acheter des fournitures scolaires)
    - prime à la cuve (pour acheter du mazout)
    - bonus écologique et prime à la casse (pour acheter des voitures)
    - prime sous forme de crédit d’impôt pour les logements écolos (pour acheter des logements économes en énergie)
    - etc.

  9. 9 Etienne novembre 3, 2009 à 2:36

    J’adore ce système où le consommateur achète des obligations pour que l’Etat lui reverse des primes à la consommation … Ostrom & Williamson n’auraient pas du recevoir le Nobel d’économie, le prix revenait de droit aux shadocks !

  10. 10 BA novembre 4, 2009 à 9:40

    La propagande expliquée aux enfants.

    Comment faire pour mentir aux citoyens ?

    Comment faire pour jouer du pipeau dans les médias ?

    Dernier exemple en date :

    Vendredi 30 octobre 2009 : aux Etats-Unis, le chiffre de la consommation des ménages tombe. Elle a baissé de 0,5 % en septembre.

    « La consommation des ménages américains en baisse de 0,5 % en septembre. Ajustée de l’inflation, la consommation affiche un recul de 0,6 % en septembre. »

    http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-10-30/la-consommation-des-menages-americains-en-baisse-en-septembre/916/0/390627

    Cinq jours plus tard, la propagande de la Fed dit que la consommation des ménages … semble augmenter !

    “La consommation des ménages semble augmenter, mais reste contenue par la poursuite des suppressions d’emplois, la faible croissance des revenus, la dévalorisation du patrimoine immobilier et le resserrement du crédit”, dit le communiqué.

  11. 11 BA novembre 6, 2009 à 1:59

    Etats-Unis : le taux de chômage passe au dessus des 10 % à 10,2 %.
    190 000 emplois ont été détruits au mois d’octobre aux Etats-Unis, alors que le consensus Briefing donnait un chiffre de 175 000.
    Le taux de chômage est ressorti à 10,2 %, supérieur au consensus de 9,9 %.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=0c456e3e03735838c04958a63e531d7a

    En clair : dans les semaines qui viennent, les Etats-Unis vont connaître une explosion de faillites d’entreprises, de faillites de banques, de défauts de paiement des particuliers, de défauts de paiement des entreprises.

    Les Etats-Unis vont connaître un effondrement de la consommation, d’autant plus que le programme d’Etat ” Cash for houses ” et le programme d’Etat ” Cash for clunkers ” se terminent. Cela signifie un effondrement des ventes de logements et un effondrement des ventes de voitures dans les semaines qui viennent.

    Conclusion : la crise économique, financière, sociale est devant nous.

    La deuxième vague arrive.

    Attachez vos ceintures.

  12. 12 BA novembre 6, 2009 à 6:12

    En mai 2009, les joueurs de pipeau nous ont joué du pipeau à propos des banques américaines.

    Les joueurs de pipeau ont fait passer aux banques américaines des soi-disants « tests de résistance » (en anglais : stress tests).

    Dix-neuf banques ont passé ces soi-disants « stress tests ».

    Résultat : dix banques avaient besoin de lever seulement 74,6 milliards de dollars. Neuf banques n’avaient pas besoin de capitaux supplémentaires.

    Ces soi-disants « stress tests » étaient basés sur différents scénarios.

    Le scénario le plus défavorable était le suivant (je dis bien : le scénario LE PLUS DEFAVORABLE) :

    Taux de chômage aux Etats-Unis en 2010 : 10,3 %.
    Taux de chômage aux Etats-Unis en 2009 : 8,9 %.

    http://investigationfin.canalblog.com/archives/2009/10/08/15356345.html

    En octobre 2009, le chômage aux Etats-Unis explose toutes les prévisions : il est à 10,2 %.

    Les joueurs de pipeau vont encore nous dire : « C’est pas grave. Ne vous inquiétez pas. Les banques américaines sont en pleine forme. La reprise est là. Tout va de mieux en mieux. »

  13. 13 BA novembre 7, 2009 à 10:08

    A propos de la soi-disant ” ” ” reprise ” ” ” :

    Les pays occidentaux sont confrontés à un chômage qui explose. Aux Etats-Unis, le chômage a atteint 10,2 % en octobre. Conséquence : la consommation baisse, et la consommation va continuer à baisser.

    Problème supplémentaire : les consommateurs sont incapables d’emprunter pour consommer car ils sont fauchés et surendettés. Le nombre de crédits accordés par les banques s’effondre.

    C’est donc l’Etat qui va soutenir la consommation. C’est l’Etat qui va se surendetter à la place du consommateur.

    - En France, l’Etat distribue des primes aux consommateurs pour qu’ils continuent à consommer (prime de rentrée scolaire, prime à la casse, prime à la cuve, prime pour les logements économes en énergie, etc.)

    - Aux Etats-Unis, cet été, l’Etat a distribué une prime aux consommateurs pour qu’ils achètent une voiture neuve. Mais ça n’a pas duré. Quand l’Etat a arrêté de distribuer cette prime, les ventes de voitures se sont effondrées.

    - De même, l’aide surnommée ” Cash for houses ” est donnée aux primo-accédants. Quand un ménage américain achète un logement, l’Etat lui donne un crédit d’impôt de 8000 dollars. Cette aide devait se terminer en novembre. Les hommes politiques américains ont compris que les ventes de logement allaient s’effondrer si cette aide s’arrêtait. Du coup, ils ont voté une loi prolongeant ce programme d’aide jusqu’au 30 avril 2010 :

    ” le texte contient une disposition permettant d’étendre un crédit d’impôt de 8.000 dollars accordé aux nouveaux acheteurs immobiliers, afin de tenter de relancer le secteur. Ce crédit d’impôt expire au 30 novembre. Il avait été instauré en février dans un vaste plan de relance de l’économie. Les sénateurs ont décidé de le prolonger jusqu’au 30 avril 2010. ”

    http://www.lepoint.fr/bourse/2009-11-05/usa-le-congres-adopte-une-extension-de-la-duree-des-allocations/2037/0/392723

    L’Etat se surendette pour soutenir la consommation. Si les aides d’Etat et les primes s’arrêtaient, la consommation s’effondrerait brutalement.

    Jusqu’à quand va durer cette fuite en avant ?

  14. 14 BA novembre 11, 2009 à 1:08

    Mercredi 11 novembre 2009 :

    D’après une étude de Natixis Asset Management, le taux de chômage américain ne va pas avoir un comportement similaire à celui habituellement constaté lors des sorties de récession, mais il aura cette fois des effets durables sur les mécanismes d’ajustement.

    1- Premier constat : ’la durée du chômage a augmenté plus fortement que durant toutes les récessions précédentes’, note Philippe Waechter, Directeur de la Recherche Economique de Natixis AM.

    “Dans la structure des durées de chômage, la durée la plus longue (+ de 27 semaines) est désormais la plus importante, alors que jusqu’à présent et depuis 1950, c’est la durée de moins de 5 semaines qui était systématiquement et toujours dominante”, précise-t-il.

    2- Deuxième constat : ce ne sont plus les jeunes et les plus de 55 ans qui se sont ajustés sur le marché du travail durant cette récession, mais les 35-54 ans. Il y a derrière cela une baisse du taux d’activité des jeunes, mais aussi et surtout des fermetures d’entreprises qui ont directement affecté l’emploi de cette tranche d’âge, selon la banque.

    Pour Natixis, le retour à la tendance qui précédait la récession ’sera long à se dessiner en raison de l’ampleur de cette récession’ : revenir sur cette tendance à l’horizon 2014 suppose pour le PIB une croissance chaque année de 4 %, et sur l’emploi une hausse mensuelle de plus de 360 000.

    ’C’est considérable et oblige à s’interroger sur les origines de cette croissance’, commente le Directeur de la Recherche Economique de Natixis AM.

    Pour lui, ’ce serait simpliste de croire le contraire et de penser que quelques chiffres positifs gommeront les conséquences de cette crise de grande ampleur’.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=1926e44e70a306ec80cb170a9c966371
    En clair :

    la crise financière, économique, et sociale sera plus longue que prévu.

    La soi-disant ” ” ” reprise ” ” ” ne permettra pas de faire baisser le chômage dans les années qui viennent.

    Nous sommes en 1929.

  15. 15 BA novembre 15, 2009 à 8:25

    LEAP/E2020 est une entreprise de prospective. LEAP/E2020 vient de diffuser son dernier bulletin de prévision le 15 novembre 2009.

    Lisez cet article exceptionnel :

    « Les Etats face aux trois options brutales de 2010 : inflation, forte pression fiscale, ou cessation de paiement.

    http://www.europe2020.org/spip.php?article625&lang=fr

  16. 16 BA novembre 17, 2009 à 3:02

    Christine Lagarde désignée “star” de la finance de l’année par le Financial Times.

    Le classement du journal britannique devrait renforcer les rumeurs sur une éventuelle promotion de la ministre française.
    Certains commentateurs politiques en France la voient en effet comme une remplaçante potentielle du Premier ministre François Fillon.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=ba60d72293f31a027d0ff1663a2698c2

    Christine Lagarde premier ministre ! Christine Lagarde premier ministre ! Christine Lagarde premier ministre ! Christine Lagarde premier ministre !

    Bon d’accord, ce serait un désastre social pour le peuple français, mais au moins on rigolerait tous les jours !

  17. 17 BA novembre 17, 2009 à 7:20

    Pourquoi le Financial Times a-t-il choisi Christine Lagarde comme ministre des Finances de l’année ?

    Hein, pourquoi ?

    Lisez cet article à pleurer de rire :

    « Christine Lagarde a sans doute apprécié l’hommage à sa juste valeur. Le Financial Times l’a en effet désignée mardi ministre des Finances de l’année en Europe.

    “Christine Lagarde est devenue une star parmi les décideurs politiques du monde de la finance. Les juges ont apprécié ses performances au niveau international en ce qui concerne la régulation et l’avenir du secteur bancaire”, souligne le quotidien britannique. C’est donc pour son attitude pendant la crise que Christine Lagarde est honorée. “Aucun autre ministre des Finances d’une économie importante du monde est parvenu à traverser cette année test dans une telle forme”, commente le journal, qui souligne que la ministre était en queue de classement il y a deux ans.

    Le Financial Times estime que l’économie de la France a été l’une des plus résistantes du monde industriel. “Elle est également bien équilibrée, ne dépendant ni des exportations ni d’un secteur immobilier hypertrophié et disposant d’un important secteur public qui contribue à l’équilibre” de l’économie.

    Pour Marco Annunziata, chef économiste d’Unicredit en Italie, membre du jury qui a distingué Christine Lagarde, estime que cette dernière “a joué un rôle déterminant dans la gestion de la crise à un niveau international, faisant preuve d’une grande détermination pour apporter une réponse coordonnée”.

    En outre, Christine Lagarde a l’avantage pour les médias anglo-saxons de parler presque parfaitement l’anglais.

    Elle a été avocate d’affaires pendant de nombreuses années à Chicago. Elle n’a donc pas cette image de ministre franco-française qui agace parfois nos voisins d’outre-Manche et d’outre-Atlantique.

    Aux Etats-Unis, en avril 2009, elle avait séduit les téléspectateurs du Daily Show en répondant avec humour aux questions de Jon Stewart, offrant et coiffant par exemple un béret typiquement français.

    http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Economie-et-Societe/Finances-publiques/Lagarde-une-star-de-la-finance/(gid)/254910

    Résumons.

    Christine Lagarde a été choisie par le Financial Times parce que :

    - Christine Lagarde est pour la régulation.
    - L’économie de la France est équilibrée grâce à son important secteur public.
    - Christine Lagarde parle anglais.
    - Elle a été avocate d’affaires à Chicago.
    - Elle est passée à la télévision américaine, dans une émission populaire : le Daily Show (et non pas le Muppet Show).
    - Durant cette émission, elle a mis sur sa tête un béret.

    J’éclate de rire !

  18. 18 BA novembre 18, 2009 à 4:43

    Mercredi 18 novembre 2009 :

    Etats-Unis : des nouvelles de l’économie réelle.

    En octobre 2009, les permis de construire ont chuté de 4 %.

    En octobre 2009, les mises en chantier ont plongé de 10,6 %.

    Sur les 12 derniers mois, les permis de construire ont chuté de 24,3 %.

    Sur les 12 derniers mois, les mises en chantier se sont effondrées de 30,7 %.

    Message transmis à ceux qui croient encore les bourrages de crânes de la propagande médiatique.

    Message transmis aux gogos qui croient que la récession est finie.

    Message transmis aux naïfs qui croient que la reprise est là.

    Message transmis aux adeptes de la méthode Coué.

    Message transmis à madame la marquise Christine Lagarde.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=d3b27fd69973bbbecb67be5edccd67b3

  19. 19 BA novembre 20, 2009 à 9:28

    La Société Générale se prépare à un effondrement économique mondial.

    La Société Générale tire la sonnette d’alarme.

    Dans un rapport adressé à ses clients, la banque française les appelle à dessiner une stratégie d’investissements de défense afin de se préparer à l’explosion éventuelle de nouvelles bulles financières.

    Le pire pourrait être devant nous. C’est une des hypothèses qui ressortent d’un rapport de la Société Générale, intitulé « le pire scénario de la dette », selon lequel les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes.

    Premier d’entre eux, le déficit. « Le niveau de la dette paraît tout à fait insoutenable à long terme. Nous avons pratiquement atteint un point de non retour en ce qui concerne la dette publique », précise le rapport de 68 pages.

    L’endettement global est beaucoup trop élevé dans la plupart des économies des pays développés, par rapport à leur PIB. Aux Etats-Unis et dans l’Union Européenne, la dette publique représentera ainsi 125 % du PIB dans deux ans. Au Royaume-Uni, elle s’élèvera à 105 % et au Japon, à 270 %.

    Le problème de la dette sous-jacente est plus important qu’il n’était après la seconde Guerre Mondiale, alors que les taux nominaux étaient similaires. Sauf que cette fois-ci, les gouvernements seront pris à la gorge, le vieillissement de la population rendant plus difficile qu’auparavant l’effacement de cette dette avec la croissance.

    Les pays émergents ne seraient pas non plus épargnés, même si leur marge de manoeuvre sera plus importante qu’au sein des grandes économies occidentales.

    Parmi les pires scénarios envisagés, le rapport évoque une nouvelle chute des marchés, une inflation galopante, ainsi qu’une forte chute du dollar. Or quand la crise bat son plein, tout le monde se retourne vers la valeur refuge par excellence, l’or. Dans ce contexte, le prix du métal jaune atteindrait des sommets jamais vus.

    En plus du métal jaune, le rapport table qu’une autre valeur refuge devrait tirer son épingle du jeu, les denrées alimentaires.

    A contrario, la banque conseille de se désengager du dollar et des valeurs cycliques, telles que les technologiques ou celles liées au secteur de l’automobile.

    http://www.jdf.com/societes/2009/11/20/02035-20091120ARTJDF00024-la-societe-generale-se-prepare-a-un-effondrement-economique-mondial.php

  20. 20 BA novembre 22, 2009 à 8:12

    Le livre des records.

    Ces derniers jours, nous volons de record en record. L’or a fait un plus haut historique, en dollar, en cotant 1149 $ l’once au deuxième fixing de la LBMA. En sterling, il a atteint 691,04 £ vendredi en deuxième cotation, son plus haut jamais atteint. En euro, l’once d’or reste néanmoins encore 13,83 € sous son record historique du 20 février de cette année.

    J’ai lu ou entendu plusieurs commentaires récents sur le prix de l’or, affirmant que l’or était désormais très cher à ce niveau. Je livre à votre jugement éclairé ce graphique du prix du lingot d’un kilogramme à Paris depuis 1918.

    Vous le constatez par vous même, l’or est encore aujourd’hui bien loin de ses sommets des années 80 et loin de la limite supérieure de son canal de croissance historique. Même si à court terme une consolidation se prépare (les avoirs des trackers GLD et GBS stagnent voire régressent), sur le long terme tout milite pour une continuation de la hausse, y compris les fondamentaux de l’économie.

    Deux autres éléments importants ont réalisé des plus hauts historiques et ce n’est sans doute sans pas sans rapport avec la hausse de l’or. Alors que nous serions sortis de la crise, le bilan de la FED a atteint pour la première fois 2,25 trillions $ soit 2 250 milliards de dollars.

    Au même moment, la dette publique de l’état fédéral américain culminait pour la première fois au-dessus du, comme disent les journalistes, seuil symbolique des 12 trillions de dollars (12 000 milliards de dollars).

    Pour ceux qui auraient loupé les épisodes précédents, il ne s’agit QUE de la dette publique du SEUL état fédéral.

    Si vous vouliez comparer l’endettement américain à celui de la France ou de tout autre état de l’Union Européenne (au fait on a un Président …!) il faudrait y ajouter les dettes des états et des collectivités locales, celles des systèmes de santé et de retraite, celles des entreprises dans lequelles l’état a une participation majoritaire. Au final, la dette américaine se situe aujourd’hui autour de 130 % de son PIB, alors que celle des pays de l’Union Européenne n’est QUE de 76 % du PIB. Mais rassurez-vous : elle suit le même chemin, inévitablement !

    http://www.pro-at.com/analyse-bourse/technique-Le-livre-des-records-1-9468.html

  21. 21 BA novembre 24, 2009 à 10:33

    Etats-Unis : le nombre de banques figurant sur la “liste à problèmes” continue d’augmenter. Depuis le début de l’année, 124 banques ont fait faillite. En tout, 552 banques pourraient faire faillite.

    Le fonds de garantie bancaire se prépare au pire : il vient de provisionner 38,9 milliards de dollars pour couvrir les pertes de l’année prochaine.

    Rappel : aux Etats-Unis, quand une banque fait faillite, le fonds de garantie bancaire (= la FDIC) rembourse leurs dépôts à tous les clients de cette banque.

    Chaque client de cette banque peut ainsi se voir rembourser la somme maximale de 200 000 dollars.

    Avec des banques qui sont de plus en plus nombreuses à faire faillite, la FDIC doit verser des sommes de plus en plus importantes. La FDIC se prépare une année 2010 terrible : l’année 2010 sera l’année de la deuxième crise financière.

    Lisez cet article :

    http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/industrie-financiere/20091124trib000446509/etats-unis-le-fonds-de-garantie-bancaire-dans-le-rouge.html

  22. 22 BA novembre 24, 2009 à 11:05

    Dominique Strauss-Kahn : d’”importantes pertes” bancaires n’ont pas encore été dévoilées.

    Dominique Strauss-Kahn estime qu’il reste “d’importantes pertes” bancaires “non dévoilées” dans le monde.

    “Cinquante pour cent sont peut-être encore cachées dans les bilans”, déclare le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) dans un entretien au “Figaro” de mercredi 25 novembre.

    D’après lui, “on peut aujourd’hui considérer que la crise financière est à peu près maîtrisée”, mais la reprise est “fragile” et une rechute ne peut être totalement exclue.

    La “proportion” des pertes bancaires qui n’ont pas été dévoilées “est plus forte en Europe qu’aux Etats-Unis”, affirme Dominique Strauss-Kahn, notant que “l’histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu’il n’y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques”.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=c31f3aaca0210128eebc891c23254cf6

    Combien les banques françaises possèdent-elles de soi-disants ” actifs “, qui sont en réalité des actifs pourris ?

    Combien les banques françaises possèdent-elles de soi-disants ” actifs “, dont la valeur est en réalité égale à zéro ?

    Combien les banques françaises ont-elles réellement perdu en 2008-2009 ?

    Combien de banques françaises sont en réalité des banques zombies ?

  23. 23 BA novembre 25, 2009 à 1:58

    Mercredi 25 novembre 2009, l’interview de Dominique Strauss-Kahn dans Le Figaro nous confirme une chose : les grandes banques privées nous présentent des bilans mensongers.

    « Le Figaro : Quel est aujourd’hui le niveau des pertes non reconnues des banques ?

    Dominique Strauss-Kahn : Il reste d’importantes pertes non dévoilées : 50 % sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu’aux États-Unis. Je le redis : l’histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu’il n’y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques. »

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/24/04016-20091124ARTFIG00576-strauss-kahn-il-faut-revoir-notre-modele-de-croissance-.php

    Les banquiers mentent sur l’état réel de leur banque.

    Les banquiers expliquent qu’ils possèdent des soi-disant ” actifs “, alors que la moitié de ces ” actifs ” sont en réalité des actifs pourris.

    En clair : 50 % de ces soi-disant ” actifs ” ont en réalité une valeur égale à zéro.

  24. 24 BA novembre 25, 2009 à 2:03

    Le même jour, nous apprenons que les banques centrales mentent elles-aussi.

    Le même jour, nous apprenons que les banques centrales présentent elles-aussi des bilans mensongers.

    Nous apprenons qu’au Royaume-Uni, la banque centrale a menti sur l’état réel des banques anglaises : la banque centrale a été obligée de prêter aux banques anglaises HBOS et Royal Bank of Scotland la somme de 61,6 milliards de livres dans le plus grand secret.

    Ces 61,6 milliards de livres n’apparaissent pas dans le bilan de la Banque centrale d’Angleterre.

    http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/8375969.stm

    Conclusion : la Banque centrale d’Angleterre ment sur son propre bilan.

    La Fed ment sur son propre bilan.

    La BCE ment sur son propre bilan.

    Je commence à comprendre pourquoi les parlementaires américains ne parviennent pas à voter un audit de la Fed. Ce que l’audit de la Fed révèlerait, c’est le nombre scandaleux de mensonges que la Fed a diffusés.

    Idem pour la BCE.

    Le Parlement européen doit maintenant voter un audit de la BCE.

    Les citoyens veulent connaître les vrais chiffres.

  25. 25 BA novembre 28, 2009 à 6:27

    Aujourd’hui, le chiffre officiel du chômage aux Etats-Unis est de 10,2 %.

    Mais quel est le chiffre réel du chômage aux Etats-Unis ?

    Le chiffre réel se trouve dans la rubrique « U 6 ».

    Le chiffre réel comptabilise les temps partiels contraints et les chômeurs découragés de rechercher un emploi.

    Les données corrigées des variations saisonnières (= Seasonally adjusted) montrent que le taux de chômage est en octobre 2009 de 17,5 %.

    Il ne faut donc pas confondre deux choses :

    1- Le chiffre officiel : 10,2 % de chômage.
    2- Le chiffre réel : 17,5 % de chômage.

    http://www.bls.gov/news.release/empsit.t12.htm

  26. 26 BA novembre 28, 2009 à 9:40

    On commence à en savoir un peu plus sur le scandale de Dubaï.
    La Banque des règlements internationaux évalue à 93 milliards de dollars l’exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis.
    1- Les banques britanniques sont exposées de 51 milliards de dollars.
    2- A elle-seule, la banque sino-britannique HSBC est exposée de 11,3 milliards de dollars.
    3- La banque BNP Paribas est exposée de 1,1 milliard d’euros.

    Quels seront les prochains pays en défaut de paiement ?
    Les prochains défauts de paiement pourraient venir des pays d’Europe de l’Est, mais aussi de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, ou de l’Irlande.

    Lisez cet article :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/28/la-crise-de-dubai-a-affole-les-marches_1273472_3234.html

  27. 27 BA novembre 29, 2009 à 12:27

    A Dubaï, dans le secteur financier, tous les clignotants sont au rouge.

    Le problème, c’est que l’effet domino va entraîner le secteur financier de la région du Golfe.

    Le problème, c’est que l’effet domino va entraîner le secteur financier de toute la planète.

    Le problème, c’est qu’aujourd’hui, le secteur financier de tous les pays est en train de basculer.

    La chancelière allemande Angela Merkel a qualifié samedi de « critique » la situation du crédit et a appelé les banques à faire plus pour aider à financer les entreprises.

    « Nous sommes dans une situation critique » en ce qui concerne le financement des grandes et moyennes entreprises, a affirmé Mme Merkel dans son message vidéo hebdomadaire diffusé sur internet.

    http://www.romandie.com/infos/news2/091128135131.w7fr0z2l.asp

    En clair :

    - en Allemagne, l’Etat va garantir 10 milliards d’euros des créances de banques …

    - … mais les banques vont devoir déprécier 90 milliards d’euros ! Ces 90 milliards d’euros sont de soi-disants « actifs », mais ce sont en réalité des créances irrécouvrables. Ce sont des actifs pourris, dont la valeur réelle est égale à zéro.

    - Comme presque tous les Etats occidentaux, en Allemagne, l’Etat utilise l’argent des contribuables pour renflouer les banques. L’Etat se surendette pour essayer de sauver les banques de la faillite. L’Etat utilise l’argent des contribuables pour remplir le tonneau des Danaïdes.

    - Jusqu’à quand ?

    - Nous devons nous préparer à subir une deuxième crise financière.

  28. 28 BA novembre 30, 2009 à 8:28

    Quelle est la différence entre les mensonges médiatiques et la réalité ?

    Aujourd’hui lundi 30 novembre, voici un exemple de mensonge médiatique :

    ” Les craintes d’une propagation mondiale de la crise émiratie se sont atténuées avec le rebond lundi des Bourses européennes et asiatiques, qui avaient plongé en fin de semaine dernière. ”

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=cfa6a3c566aba2d103f71521cbbd6cd3

    Le rebond des Bourses européennes !

    Quelle est la réalité du rebond des Bourses européennes ?

    En réalité, les bourses européennes ont baissé !

    Royaume-Uni : FTSE 100 : – 1,05 %.
    Allemagne : DAX : – 1,05 %.
    France : CAC 40 : – 1,11 %.
    Espagne : IBEX 35 : – 1,12 %.
    Suisse : Swiss Market Index : – 1,19 %.
    Europe : FTS Eurofirst 80 : – 1,19 %.
    Italie : FTSE MIB : – 1,25 %.
    Belgique : BEL 20 : – 1,45 %.
    Norvège : OBX Total Return Index : – 1,83 %.

  29. 29 BA décembre 6, 2009 à 8:55

    D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

    La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

    La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

    La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.

    La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.

    La dette publique des Etats-Unis sera de 112 % du PIB.

    La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

    La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.

    La dette publique de l’Islande sera de 134,1 % du PIB.

    La dette publique du Japon sera de 239,2 % du PIB.

    C’est à la page 30 :

    http://www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf

    En juillet 2009, dans son rapport ci-dessus, le FMI a prévu que la dette publique de la Grèce atteindrait 133,7 % du PIB en 2014.
    Vous avez bien lu : 133,7 % du PIB en 2014.

    Or, que vient-on d’apprendre cette semaine ?

    La Deutsche Bank vient de faire ses propres calculs.

    La Deutsche Bank a calculé que la dette publique de la Grèce venait d’atteindre AUJOURD’HUI 135 % de son PIB.

    http://www.lefigaro.fr/editos/2009/12/04/01031-20091204ARTFIG00381-apres-dubai-attention-a-la-grece-.php

    En clair : la dette publique s’emballe. La bulle de surendettement public gonfle à vitesse grand V.

    Vous avez aimé Dubaï ?

    Vous adorerez la Grèce.

  30. 30 BA décembre 6, 2009 à 8:56

    D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

    La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

    La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

    La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.

    La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.

    La dette publique des Etats-Unis sera de 112 % du PIB.

    La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

    La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.

    La dette publique de l’Islande sera de 134,1 % du PIB.

    La dette publique du Japon sera de 239,2 % du PIB.

    C’est à la page 30 :

    http://www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf

    En juillet 2009, dans son rapport ci-dessus, le FMI a prévu que la dette publique de la Grèce atteindrait 133,7 % du PIB en 2014.
    Vous avez bien lu : 133,7 % du PIB en 2014.

    Or, que vient-on d’apprendre cette semaine ?

    La Deutsche Bank vient de faire ses propres calculs. La Deutsche Bank a calculé que la dette publique de la Grèce venait d’atteindre AUJOURD’HUI 135 % du PIB.

    lefigaro.fr/editos/2009/12/04/01031-20091204ARTFIG00381-apres-dubai-attention-a-la-grece-.php

    En clair : la dette publique s’emballe. La bulle de surendettement public gonfle à vitesse grand V.

    Vous avez aimé Dubaï ?

    Vous adorerez la Grèce.

  31. 31 BA décembre 7, 2009 à 9:13

    Pendant l’année passée, le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique a injecté plus d’argent dans son économie en faillite que la valeur totale de tout l’or extrait du sol de toute l’histoire du monde… deux fois.

    Avant de continuer, rappelons-nous que chacun de ces dollars — et des milliers de milliards de dollars répandus un peu partout par les interventionnistes bien intentionnés du monde entier — sont des dollars qui ne sont PAS disponibles pour les citoyens privés ou les milliers de PME qui pourraient tirer avantage d’un peu de liquidités supplémentaires pendant cette crise.

    Le coût véritable de cette mauvaise distribution des ressources vitales va, bien évidemment, rester inconnu. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que les renflouages ont aidé le déficit budgétaire fédéral à atteindre un record post-Seconde Guerre mondiale de plus de 1 400 milliards de dollars durant l’exercice fiscal 2009.

    Les dirigeants du Trésor US annoncent que la limite de la dette nationale de 12 100 milliards de dollars pourrait être atteinte et dépassée dès le mois de décembre.

    (La Chronique Agora, lundi 7 décembre 2009)

    The Outstanding Public Debt as of Monday December 07, 2009. is:

    $ 12 102 650 151 554, 93

    http://usdeficit.com/

    Aux Etats-Unis, la dette publique a dépassé aujourd’hui le plafond autorisé par la loi (le plafond maximal de la dette publique était de 12 100 milliards de dollars).

  32. 32 BA décembre 9, 2009 à 10:50

    Mercredi 9 décembre 2009 :

    Les Bourses de Dubaï et d’Abou Dhabi s’effondrent.

    Lisez cet article :

    Les deux places boursières, qui ont été les plus touchées par l’annonce faite par Dubaï World fin novembre, ont continué leur recul ce mercredi, après ceux enregistrés les deux premiers jours de la semaine, les investisseurs préférant liquider leurs positions dans un climat d’incertitude.

    L’indice DFM de la Bourse de Dubaï perdait 6.66 % à 1.528,9 points, et celui d’Abou Dhabi, l’ADX, reculait de 2 % à 2,484.8 points, après avoir lâché respectivement 6 % et 3 % la veille.

    Les rumeurs de vente d’actifs du conglomérat public Dubaï World pour honorer sa dette (dont une partie arrive à échéance lundi prochain) alimentent les craintes des investisseurs.

    Le titre du géant immobilier de Dubaï, Emaar, perdait à nouveau près de 10 %, pour la troisième séance consécutive.

    En début de semaine dernière, Dubaï avait perdu 12,5 % de sa valeur en deux jours de réouverture, après l’annonce des difficultés financières de l’émirat le 25 novembre dernier.

    Abou Dhabi avait pour sa part reculé de 11,6 %.

    La contre performance des places atteint maintenant – 27 % pour le premier, et – 14,5 % pour le second en l’espace d’une dizaine de jours.

    En Arabie saoudite, première place boursière du monde arabe en termes de capitalisation, l’indice Tasi (Tadawul All Shares Index) reculait de 2,3 % mardi.

    http://www.lefigaro.fr/bourse/2009/12/08/04013-20091208ARTFIG00383-les-bourses-de-dubai-et-d-abou-dhabi-toujours-dans-le-rouge-.php

  33. 33 Walter Bunker décembre 11, 2009 à 12:36

    Dubaï, la Grèce…et puis et tout et tout ! Heureusement que la crise est finie, ça aurait pu être dangereux tout ça.


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